Le terrain
Ce qui fait la particularité économique de Bienne
Bienne est une ville industrielle avant d'être une ville de services, et c'est ce qui la distingue de Berne ou de Lausanne. L'horlogerie y a son centre de gravité : plusieurs des plus grands groupes du secteur y ont leur siège ou leurs manufactures, et autour d'eux gravite un réseau dense de sous-traitants (décolletage, étampage, traitement de surface, terminaison) dont beaucoup emploient entre cinq et cinquante personnes.
Cette structure a une conséquence directe sur les besoins numériques. Un sous-traitant horloger ne cherche pas à vendre en ligne : il cherche à être présélectionné par un acheteur industriel et à recruter dans un bassin où les profils qualifiés sont rares. Son site n'est donc pas un outil marketing mais une fiche technique publique. À l'inverse, les commerces, cabinets et artisans du centre-ville ont exactement le besoin opposé : être trouvés par des particuliers dans un rayon de quelques kilomètres.
S'y ajoute la communication et le graphisme, historiquement bien implantés à Bienne du fait de l'imprimerie et de la présence des écoles techniques. Cela signifie qu'une PME biennoise a souvent déjà une identité visuelle correcte, et qu'elle a surtout besoin de ce qui vient après : un site qui fonctionne, un outil interne, une automatisation. C'est précisément là qu'Alpellia intervient, sans empiéter sur le travail des agences de communication locales.
Enfin, l'administration publique et les institutions pèsent lourd dans l'emploi biennois. Elles amènent avec elles des exigences que le secteur privé rencontre moins souvent : accessibilité numérique réelle, bilinguisme intégral, et hébergement des données maîtrisé.
Horlogerie et microtechnique
Sous-traitants de cinq à cinquante personnes, ateliers de décolletage et de terminaison, bureaux techniques. Ils vendent à des acheteurs industriels, pas à des particuliers.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : un site technique bilingue et un outil de suivi de production qui remplace les tableurs.
Commerce et artisanat local
Commerces du centre, installateurs, garages, entreprises du second œuvre. Leur zone de chalandise se compte en kilomètres, pas en cantons.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : être trouvés sur des recherches locales et recevoir des demandes de devis exploitables.
Santé et cabinets
Cabinets médicaux, dentaires, physiothérapie et thérapies. Une clientèle bilingue, un secrétariat souvent à temps partiel, un téléphone saturé aux heures de pointe.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : la prise de rendez-vous automatisée et un site qui répond aux questions courantes.
Fiduciaires et services aux entreprises
Fiduciaires, conseils juridiques, courtiers. Beaucoup de documents, des échéances légales, et des données couvertes par le secret professionnel.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : un logiciel de suivi des mandats et l'automatisation de la saisie documentaire.
Administration et institutions
Services communaux, écoles, associations et institutions culturelles. Des exigences de conformité plus strictes que la moyenne du privé.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : accessibilité réelle, bilinguisme intégral et hébergement des données en Suisse.
Communication et création
Agences de communication, graphistes, photographes et imprimeurs, bien implantés du fait de l'histoire industrielle de la ville.
Ce qu'ils demandent le plus souvent : un partenaire technique pour développer ce qu'ils ont conçu, sans concurrence sur leur métier.